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Epaidf.fr | 16 septembre 2019

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Le télétravail, "une économie de fatigue et de stress" - Epaidf.fr

Marc
  • Le 11 décembre 2015

De nos jours, de nombreuses entreprises font confiance au travail à distance. 8 à 10% des salariés du tertiaire s’y seraient mis, même si de nombreuses questions restent sans réponse.

Gain de temps, moins de stress, c’est « que du bon », indique une adepte au télétravail. Par contre, il ne faut pas en abuser. Avec le boom des nouvelles technologies, la pratique s’accroît aussi en France mais elle n’est pas protégée par la loi pour l’instant. En marge de la COP 21, comme à la suite des attentats, le télétravail est devenu comme une alternative pour des travailleurs et certaines entreprises. Or ce n’est pas un travail donné à tous.

Depuis 2012, le code du travail présente le télétravail comme un travail qui « aurait également dû être réalisé dans les locaux de l’employeur », mais fait « hors de ces locaux régulièrement et volontairement » et suivi par un avenant au contrat de travail. N’ont font pas partie les travailleurs à domicile, les salariés nomades comme les commerciaux ou les auditeurs, et les cadres qui travaillent parfois depuis leur maison sans qu’il ne soit prévu par leur contrat de travail. Spécifiquement le cas où « l’on reste à la maison quand on a un problème de nounou ou de transport », indique Stéphane Béal, directeur du département droit social du cabinet d’avocats Fidal.

8 à 10% dans le tertiaire

Ce télétravail non encadré, dit « gris », ferait partie des deux tiers des cas, d’après les enquêtes constamment publiées, qui mélangent souvent télétravailleurs déclarés et les autres. Elles prouvent qu’en quelques années, le télétravail « a connu une hausse considérable », « la mayonnaise est en train de prendre », confirme Jérôme Chemin, secrétaire national à la CFDT. Mais en l’absence de statistiques officielles, cette amélioration est « très difficile » à quantifier, indique Yves Lasfargue, directeur de l’observatoire spécialisé Obergo.

Si le travail à distance « connaît une croissance », « il est peut-être de 8 ou 10% » dans le tertiaire mais dans les entreprises industrielles, il se trouve « entre 2 et 5%. A terme, « on ne passera pas au-dessus de 12% de télétravailleurs » au sens de la loi, souligne néanmoins Yves Lasfargue.